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Propositions des ONG pour les municipales

À l’approche des élections municipales de 2026, de nombreuses ONG de protection des animaux rappellent l’importance d’agir pour la condition animale à l’échelle municipale et proposent des mesures concrètes à mettre en place au sein des communes.

Adaptées aux compétences municipales, ces propositions présentent aux candidats et aux futurs élus des leviers d’action concrets, des exemples d’initiatives locales inspirantes et des pistes d’engagement à intégrer dans leur mandat.

⬇️Découvrez ci-dessous les fiches de synthèse par ONG et accédez à leurs propositions détaillées.

Welfarm

Welfarm propose un guide « De la ferme à la mairie » :

Destiné aux candidats aux élections municipales et aux futurs élus, ce guide met en valeur les moyens d’action dont ceux-ci disposent à l’échelle municipale pour agir en faveur du bien-être des animaux d’élevage.
A vocation résolument pratique, il valorise les expériences positives déjà conduites par certaines municipalités. Ni charte contraignante, ni déclaration solennelle, ce guide a été pensé comme un ensemble de recommandations pragmatiques, dans lesquelles chacun est invité à piocher.

Leurs propositions

Acheter responsable :

  • Inscrire dans un document-cadre la prise en compte du bien-être des animaux d'élevage dans la commande publique.
  • Intégrer un critère de bien-être animal pour les produits d'origine animale dans vos marchés de denrées alimentaires.
  • Augmenter la part de végétal dans la restauration collective.
  • Ne plus servir de foie gras ni de chapon lors de vos réceptions.

Accompagner les acteurs économiques locaux :

  • Intégrer le bien-être animal dans le projet alimentaire territorial comme une composante de la durabilité.
  • Améliorer les conditions d'abattage des animaux.

Sensibiliser et éduquer :

  • Inscrire dans un document-cadre les actions de sensibilisation autour de la thématique des animaux et de la consommation responsable.
  • Sensibiliser les écoliers.
  • Sensibiliser le grand public.

Ligue pour la protection des oiseaux (LPO)

La LPO propose 10 actions qui visent à protéger la biodiversité locale tout en améliorant le cadre de vie des habitants. À vocation pratique, elles couvrent les principaux leviers d’action communaux en faveur de la biodiversité.
Leur livret Revue des initiatives locales pour le vivant valorise également de nombreux exemples d’actions mises en œuvre par des collectivités locales.

Leurs propositions

  • Réaliser un Atlas de la biodiversité communale pour mieux la connaître et la protéger.
  • Protéger les espaces naturels par des actions de renaturation.
  • Promouvoir une agriculture et une alimentation favorables à la biodiversité.
  • Réduire la pollution lumineuse et protéger la biodiversité nocturne.
  • Développer les énergies renouvelables sans dégrader les milieux naturels.
  • Mettre l’aménagement du territoire au service du vivant.
  • Préserver et restaurer les milieux aquatiques.
  • Protéger la biodiversité du bâti.
  • Renforcer la nature de proximité et la qualité de vie.
  • Éduquer les enfants à la nature dès leur plus jeune âge.

Association Végétarienne de France (AVF)

L’AVF propose un livret de recommandations pour accompagner la végétalisation des communes.
Il ne s’agit pas d'une liste de principes, mais d’un ensemble de mesures concrètes déjà expérimentées dans de nombreuses villes françaises. Chaque levier d’action précise les objectifs poursuivis, les délégations municipales concernées et présente des exemples de villes inspirantes.

Leurs propositions

  • Proposer des menus végétariens quotidiens dans la restauration collective.
  • Former et accompagner le personnel à la cuisine végétale.
  • Soutenir les producteurs locaux de protéines végétales.
  • Intégrer des clauses végétales et durables dans les marchés publics.
  • Organiser des événements municipaux 100% végétariens et/ou végétaliens.
  • Créer une délégation municipale dédiée à la condition animale.
  • Encourager les restaurateurs à proposer des options végétales.
  • Sensibiliser et communiquer autour de la transition alimentaire végétale.
  • Mettre en place des programmes éducatifs et des ateliers de cuisine végétale.
  • Allouer un budget dédié et élaborer un plan alimentaire municipal.
  • Adopter une publicité responsable en matière d’alimentation.
  • Développer des potagers et jardins comestibles.

Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS)

L'ASPAS liste une série de propositions concrètes pour protéger les animaux sauvages au niveau local.
Leur guide « Maires et Chasse » détaille également les pouvoirs du maire et du conseil municipal en matière de chasse. À vocation pratique, il regroupe de nombreuses propositions concrètes en s’appuyant sur la réglementation existante et en proposant des exemples d’arrêtés municipaux.

Leurs propositions

  • Réviser le Plan Local d’Urbanisme (PLU) et sanctuariser les continuités écologiques et les espaces à forte valeur environnementale en laissant la nature en libre évolution.
  • Préserver et protéger sur le long terme de grands espaces naturels via la mise en place, avec l’ASPAS, de Havres de Vie Sauvage®.
  • Installer des abris et des refuges pour les animaux sauvages sur les infrastructures et bâtiments communaux (comme des nichoirs, etc.).
  • Voter une motion pour le retrait de certains animaux de la liste des ESOD (renard, martre, geai…).
  • Mettre en place des mesures alternatives à la destruction de ces animaux.
  • Interdire le piégeage sur les biens communaux, méthodes souvent non sélectives qui capturent et blessent aussi des espèces protégées ou non ciblées.
  • Intégrer les enjeux environnementaux dans les projets éducatifs en partenariat avec l’ASPAS et ses ressources pédagogiques.
  • Installer des crapauducs / écoducs et autres passages à faune, voire fermer temporairement des routes (la nuit) dans les zones sensibles.
  • Installer des radars anticollisions sur les routes régulièrement traversées par les animaux.
  • Implanter des poubelles hermétiques et sécurisées pour empêcher l’accès aux déchets, source d’attraction pour les animaux, et favoriser ainsi une cohabitation apaisée entre les riverains et la faune sauvage.
  • Réglementer la chasse à tir près des voies publiques et des habitations et dans les zones de promenades très fréquentées lorsque cela est possible ou a minima faire respecter les règles de sécurité.

L214

L214 propose une charte d’engagement « Le sauvetage du siècle : engageons notre ville ». Destinée aux têtes de listes, cette charte regroupe 8 mesures en faveur des animaux d’élevage dans les communes.
Les candidats sont appelés à la signer, après avoir sélectionné la ou les mesures qu’ils s’engagent à mettre en œuvre lors de leur mandat.

Le résumé de leurs mesures

  • Fixer un objectif de réduction de la consommation des produits d’origine animale d’ici 2032 dans la politique alimentaire urbaine.
  • Instaurer une option végétarienne quotidienne dans les cantines scolaires.
  • Instaurer deux journées végétariennes hebdomadaires dans les cantines scolaires.
  • Instaurer une journée végétalienne hebdomadaire.
  • Encourager et accompagner le grand public et/ou les restaurateurs vers le développement d’une alimentation végétale.
  • Proposer une offre végétale dans les événements officiels de la ville.
  • Exclure les produits issus de l’élevage sans accès au plein air et la pisciculture des achats publics.

PAZ (Projet Animaux Zoopolis)

PAZ propose une charte d’engagement « Pour une ville qui prend au sérieux la condition animale » :

PAZ demande aux candidat-es aux élections municipales/métropolitaines de s'engager à travers sa charte. Elle regroupe 23 mesures réparties en 7 thématiques clés : l’institution, la pêche de loisir et la chasse, la culture, les animaux de compagnie, l’alimentation, les animaux liminaires et la captivité animale.
Les signataires peuvent choisir les mesures pour lesquels ils et elles s’engagent en cochant les cases correspondantes.

Leurs propositions

  • Avoir une délégation à la condition animale.
  • Mettre en place un budget dédié à la condition animale.
  • Ne pas octroyer de subventions aux Associations Agréées de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique (AAPPMA) ainsi qu’aux associations de chasse.
  • Ne pas autoriser les AAPPMA et les associations de chasse à présenter des animations dans les écoles.
  • Prendre position contre l'empoissonnement dans le but de pêcher et la pêche au vif.
  • Intégrer la condition animale au programme culturel de la Ville (conférences, projections, expositions, soutenir la JMDAL...).
  • Créer un fonds “condition animale” dans une ou des bibliothèques.
  • Ne pas autoriser de salons animaliers (vente ou exposition de poissons, chats, chiens, reptiles, oiseaux…) dans des lieux qui appartiennent et/ou sont gérés par la Ville y compris en cas de Délégation de Service Public (DSP), ni en faire la promotion.
  • Rappeler la réglementation interdisant de vendre ou d’offrir des poissons rouges sur des fêtes foraines dans les autorisations d’occupation de la voie publique et verbaliser les infractions d’une amende 4ᵉ classe (comme le prévoit la loi).
  • Exclure le foie gras de la commande publique.
  • Instaurer deux journées végétariennes ou végétaliennes hebdomadaires dans la restauration scolaire.
  • Financer la stérilisation et l’identification des chats errants.
  • Ne pas utiliser de méthodes cruelles visant les pigeons (captures, mise à mort, stérilisation chirurgicale ou effarouchement).
  • Ne pas utiliser de piège à colle.
  • Expérimenter des méthodes non létales visant les rats accompagnées d’un suivi scientifique.
  • Ne pas utiliser de feux d’artifice classiques (possibilité de remplacer par des feux silencieux ou d’autres alternatives comme les drones, les lumières…).
  • Agir pour mettre fin aux idées reçues sur les animaux liminaires.
  • Ne pas autoriser d’animations de type balades à poney sur le domaine public.
  • Ne pas autoriser de spectacles avec des animaux domestiques ou sauvages sur le domaine municipal.
  • Ne pas autoriser de tournages sur le domaine municipal (voie publique et lieux municipaux) s’il y a des animaux sauvages captifs.
  • Ne pas louer de lieux ou ne pas renouveler les baux à échéance pour des zoos ou des aquariums.
  • Fermer le zoo/aquarium si l'administration en possède un.
  • Ne pas soutenir par voie de communication les évènements relatifs à la captivité animale.

AJAS

L’AJAS a lancé une pétition « Pour que les futurs maires prennent en compte la condition animale » :

Les mairies disposent de leviers puissants pour agir en faveur des animaux. Il est urgent que les candidates et les candidats s'engagent.

Leurs propositions

  • Mettre fin aux exhibitions, spectacles et ventes d’animaux dans les équipements et espaces publics relevant de la mairie (cirques avec animaux, salons du chiot, spectacles utilisant des animaux, mini-fermes, balades en calèche, combats de vaches, etc.).
  • Mettre en place un menu végétarien quotidien dans les écoles de la ville (ou deux menus végétariens par semaine lorsqu’un seul menu est proposé).
  • Adopter une politique ambitieuse d’identification et de stérilisation des chats errants.
  • Interdire la vente d’animaux vivants sur le marché de la ville.
  • Abandonner les méthodes cruelles de gestion des populations de pigeons (gazage, effarouchement, stérilisation chirurgicale).
  • Remplacer les feux d’artifice traditionnels par des animations non nuisibles pour les animaux (spectacles de drones, illuminations de bâtiments, etc.).
  • Ne pas autoriser les interventions des associations de chasse ou de pêche dans les écoles de la ville.
  • Utiliser des produits non testés sur les animaux dans la commande publique.
  • Encourager les initiatives favorables aux animaux (ateliers de sensibilisation, écopont, etc.).

Fondation Brigitte Bardot (FBB)

La FBB formule 11 recommandations pour s’engager en faveur de la condition animale. Destinées aux futurs maires, ces mesures visent à renforcer la protection des animaux, améliorer leur quotidien et leur place au sein des communes. Elles se déclinent autour de 4 axes structurants : une gouvernance municipale engagée, prévenir plutôt que réparer, mieux vivre ensemble dans l’espace public et respecter la faune sauvage.

Leurs propositions

  • Création d’une délégation municipale dédiée à la condition animale.
  • Former la police municipale à la protection animale.
  • Intégrer des critères de bien-être animal dans les décisions municipales.
  • Lutter contre les abandons et promouvoir l’adoption responsable.
  • Protéger les animaux errants et participer aux campagnes de stérilisation.
  • Faciliter l’accès aux soins vétérinaires et à la stérilisation.
  • Mettre en place des actions de sensibilisation à l’éthique et au bien-être animal, ce qui va de pair avec la mise en place de mesures à même d’assurer un partage équilibré de l’espace public.
  • Aménager davantage de parcs canins ou de plages pour chiens mais aussi des aménagements pour les chats « libres ».
  • Instaurer des jours sans chasse.
  • Soutenir les centres de soins pour la faune sauvage.
  • Privilégier une gestion éthique des animaux liminaires tels que rats, pigeons ou corneilles.

Faune Alfort

Faune Alfort propose aux candidats 10 mesures concrètes en faveur de la faune sauvage en ville.
Les communes disposent de leviers d’action déterminants : aménagement du territoire, gestion des espaces verts, éclairage public, organisation des services municipaux, politiques éducatives... Basées sur leur expérience de terrain, ces propositions sont réalistes, applicables et immédiatement opérationnelles.

Leurs propositions

  • Identifier les zones de collision sur les routes et créer des aménagements adaptés.
  • Privilégier une gestion éthique et non létale des animaux urbains (pigeons, corvidés...).
  • Garantir le respect strict de l’interdiction des pièges non sélectifs.
  • Adapter les calendriers de taille et d’entretien des espaces verts aux périodes de reproduction, afin de respecter la nidification.
  • Mettre en place un plan de réduction de la pollution lumineuse.
  • Limiter les tirs de feux d’artifices en zone de quiétude pour la faune et en période de nidification.
  • Créer une délégation dédiée à la place des animaux sauvages confiée à un élu du conseil municipal.
  • Financer des interventions pédagogiques sur la faune sauvage locale et la cohabitation avec les animaux urbains.
  • Sensibiliser et former les agents municipaux à la préservation de la faune sauvage au quotidien.
  • Mettre en place un service municipal dédié à la prise en charge et au transport des animaux sauvages blessés vers les centres de soins.

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